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Matt Berg, Directeur, Modi Research Group Africa Lab, explique le mode d’utilisation de Formhub aux participants à la FW: Tunisie # Electech Un / conférence le 4 et 5 Mars 2013

Matt Berg, Nairobi, Kenya – le 7 Mars 2013.

J’ai eu le grand privilège d’être invité à participer à la conférence FW: Tunisie # Electech organisée par Democracy International le 4 et 5 Mars à Tunis. Là, j’ai eu l’occasion de parler de la façon dont des outils tels que formhub, facilitant la collecte de données structurées, pourraient être utilisés pour améliorer le processus d’observation des élections. J’ai fini par acquérir plus de connaissances que j’ai pu partager.

Au cours de la conférence, j’ai rencontré des groupes d’observation électorale de la société civile du Liban, de la Tunisie, de l’Egypte et de l’Irak ainsi que des groupes de jeunes hacktivistes inspirants y compris Lamba Labs, qui travaillent pour créer le premier hackerspace (« bibliothèque de connaissances ouvertes » avec « le Liban parle ») à Beyrouth et I Watch, un mouvement de la jeunesse Tunisienne qui utilise les médias sociaux pour lutter contre la corruption et promouvoir la transparence dans la vie politique. Entre-temps, j’ai pu passer quelques jours précieux avec l’équipe de Democracy Internarional, Ian Schuler de New Rights Group, Jorge Soto de Citivox, Brenda Burrell de Freedom Fone, et Eric Gunderson de Development Seed et MapBox, qui sont tous des pionniers et des principaux partisans des données ouvertes et de la technologie pour promouvoir la démocratie. Ayant un background dans le contexte du développement international et de la santé mondiale, ce fut ma première véritable expérience dans un espace « tech4dem » et je n’aurais pas pu rencontré de meilleurs experts.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que, tandis que la technologie est en train d’être utilisée pour avoir un impact concret, les outils et les stratégies qui l’entourent, en particulier, sont encore à un stade embryonnaire et susceptible à la perturbation. Certains points clés de l’événement FW:, concernant la façon dont la technologie et les données ouvertes pourraient influer pour faire avancer la démocratie sont les suivants:

Utiliser le passé pour préparer l’avenir

Les données en temps réel sont efficaces et remplissent une fonction importante pendant le processus électoral. Il est important, cependant, de ne pas négliger les histoires, souvent cachées dans les données électorales, qui peuvent fournir des informations importantes lors de la préparation des prochaines élections. Ce fut un argument solide présenté par Eric Gundersen de New Rights Group et MapBox. Les données électorales précédentes peuvent mettre en évidence les zones de faible taux de participation ou un grand nombre d’irrégularités de vote où les commissions électorales doivent concentrer leurs ressources sur l’amélioration de l’éducation des électeurs et leur participation, tout en réduisant les coûts, le temps et les erreurs. Ceci est particulièrement important dans la Tunisie post-révolutionnaire, qui a récemment eu une élection et reste encore dans une phase transitoire. Des outils comme MapBox, facilitent les enquêtes  et ensuite racontent des histoires à travers des cartes interactives, fournissant un contexte spatial aux données qui se trouvent sous forme de CSV. Cette capacité souligne l’importance des données électorales ouvertes.

Le crowdsourcing nécessite une réponse adaptée

L’œuvre de Jorge Soto à Citivox porte à mon attention l’importance de susciter la réponse civique nécessaire pour rendre le crowdsourcing plus efficace, vous devez être totalement investi dans la compréhension du problème que vous essayez de traiter et de gagner le soutien des institutions civiques nécessaires. Le groupe Citivox de Jorge a réalisé un travail stimulant, notamment dans la sensibilisation pour prévenir une taxe Internet au Mexique, dans le monitoring des élections récentes au Mexique, et dans l’assistance des citoyens de Monterey Plot à trouver un chemin sûr pour travailler. Bien que leur travail n’a pas gagné beaucoup de notoriété hors de l’Amérique Latine, et en raison de leur approche d’être tout d’abord une organisation civique et ensuite une firme spécialisée dans la technologie, Citivox représente pour moi à ce que la prochaine génération de crowdsourcing va ressembler.

Croissance de rapports structurés

L’utilisation de systèmes de rapports via SMS dans l’observation des élections, une approche éprouvée par des experts comme Ian Schuler, s’est implantée chez les groupes locaux d’observation démontrant une utilisation efficace de rapports via SMS lors des dernières élections en Egypte et en Tunisie. Les rapports d’observation électorale se concentrent de plus en plus sur les Smartphones, en particulier pour les observateurs internationaux qui se déplacent entre les centres de vote. Ceci se manifeste dans l’élection en cours au Kenya avec le centre Carter qui a fournit les observateurs internationaux de Smartphones compatibles à l’Open Data Kit. Comme la pénétration des téléphones intelligents augmente, la capacité d’avoir un reporting basé sur les SMS structurés et les téléphones intelligents s’écoule dans une plate-forme unique et le formulaire occupera une place de plus en plus importante.

La prochaine étape est de trouver les moyens de permettre à d’autres formes plus structurées du reporting citoyen, comme Ian Schuler a identifié dans son discours liminaire où l’innovation est encore nécessaire. La capacité de lancer un formulaire mobile conviviale, via un code QR ou via un lien des medias sociaux, activé par des outils tels que formhub, pourrait offrir une telle opportunité. Une autre étape inclut le recours croissant aux systèmes qui utilisent la voix comme unique interface, comme Freedom Fone, pour capter la voix de ceux illettrés, un groupe qui comporte les femmes et les pauvres dans une très forte proportion.