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En  Décembre 2013, le réseau  Mourakiboun, partenaire de Democracy International, a réussi à déployer des  coordinateurs locaux sur 22 gouvernorats en dehors du Grand Tunis. Le but de cet exercice était de donner une occasion aux  nouveaux cartographes de tester les outils de cartographie, et de fournir à Mourakiboun une meilleure compréhension des coûts réels et du calendrier de la plus grande étape de mapping prévue au début de 2014. Au début du test, Les 22 coordinateurs (20 hommes et 2 femmes) ont reçu une formation sur l’utilisation des tablettes et de l’application MapsWithMe Pro.

Pour évaluer les défis  rencontrés dans différents contextes, chaque mappeur a choisi deux délégations, une était essentiellement rurale et  l’autre urbaine. Pendant que certains cartographes ont choisi de conduire leurs propres voitures, les autres  ont trouvé plus efficace les transports locaux. Le 27 Décembre, 2013, les 22 cartographes se sont réunis de nouveau pour échanger leurs expériences et partager leurs points de vue. Pendant 3 jours, les 22 mappeurs ont réussi à géolocaliser plus de 667 écoles dans 40 délégations, à raison de  4 à 5 heures de route  par jour. Les coordonnées GPS ont été envoyées à distance sous forme de fichier KML à une équipe de vérification composée du personnel de Mourakiboun et de  Democracy International, qui ont par la suite confirmé les emplacements en utilisant l’imagerie par satellite en ligne et ont créé un Google Fusion Table pour toutes les écoles mappées.

Les mappeurs ont eu de divers obstacles à surmonter en fonction de leur emplacement. Dans le nord-ouest, les mauvaises conditions de la route et les montagnes ont poussé plusieurs mappeurs à marcher loin de la route pour atteindre certaines écoles rurales. Dans le sud, les routes étaient meilleures mais les mappeurs ont du couvrir de plus grandes distances. L’obtention d’un  transport local et à un bon prix était un autre défi. Certains chauffeurs de taxi locaux ont refusé de prendre le travail en raison des longues distances entre les écoles, et ceux qui ont été d’accord ont imposé des prix plus élevés que prévu (beaucoup plus de 100 dinars Tunisiens pour la journée ; environ 60 dollars). La question de sécurité était une préoccupation prioritaire dans certaines délégations à proximité des frontières nationales ; un mappeur a dû ramener plusieurs amis pour éviter d’éventuels risques. Un autre avait dû passer par les points de contrôle à la frontière, toujours sur le territoire Tunisien, pour cartographier quelques écoles.

La principale leçon de ce test était que le savoir local est la clé pour assurer l’efficacité et la rapidité. Trouver quelqu’un de la délégation pour soutenir le mappeur est crucial, puisque le mappeur principal peut manquer de connaissance de certaines délégations. Les taxis peuvent en outre être réticents à faire de longs trajets au cours des deux prochains mois dans les gouvernorats du nord-ouest de la Tunisie, où les chutes de neige et les fortes pluies emportent souvent les ponts et les routes.

A suivre : durant  la dernière phase de mapping sur le tout le territoire Tunisien, ces coordinateurs vont passer  trois semaines pour mapper leurs gouvernorats et ajouter les écoles finales.